Lumière de sagesse – Blog de Pierre Wittmann
19 décembre 2024
Élever son niveau de conscience
Pour élever son niveau de conscience (ou son taux vibratoire), il faut d'abord voir ce que cela signifie, ce n’est que le titre d’un vaste sujet. Pour y parvenir, avoir un véhicule sain est probablement une première étape incontournable. Il y a deux sources importantes concernant les niveaux de conscience : la classification et les explications de David Hawkins, et le Spectre de la conscience des Gene Keys. J’ai également établi des listes simples des conditions et des activités qui vont causer l’élévation ou la diminution du niveau de conscience. C’est une pratique simple à appliquer dans sa vie quotidienne. Des explications détaillées sur ces sujets figurent dans mon site Expérience des Gene Keys (https://genekeys-experience-en-francais.simdif.com).
Le sujet des niveaux de conscience est déjà immense, et il conditionne beaucoup d’autre domaines, ou peut-être même tous les autres domaines, non seulement de nos vies humaines, mais aussi de toutes les réalités, puisque, selon les dernières découvertes de la physique, la réalité serait la conscience. D’abord, notre perception de la réalité, donc du monde, de notre environnement, et de nous-même, dépend directement de notre niveau de conscience. Quand on est immergé dans le bas niveau de conscience de la majorité de la population mondiale (200 ou au-dessous dans une échelle de 0 à 1000), le monde qu’on perçoit n’est pas très réjouissant, c’est un monde de souffrance, dans lequel on n’aurait pas envie de prolonger son séjour de 50, 100 ou 200 années supplémentaires. Ces dernières années, quand j’observais la décadence du monde matériel et la décrépitude de personnes qui avaient 5 ou 10 ans de plus que moi, je me disais que je serais très content dans quelques années de quitter ce niveau de réalité. Si je réfléchis bien, quitter ce monde ne signifie pas nécessairement mourir, mais avoir une perception du monde tout à fait différente.
Dans les niveaux de conscience supérieurs, le sens de l’activité est aussi très différent, car on n’est plus dans le faire, mais dans l’être. Ce n’est plus par nos activités que nous avons un impact sur le monde (ou l’univers), sur notre environnement et sur les autres, mais par notre présence. Selon David Hawkins, la présence (ou l’existence) d’un être au niveau 500 a un impact sur 750 000 personnes en dessous du niveau 200, et s’il est au niveau 700, sur 70 millions de personnes. C’est 10 fois et 1000 fois plus que ceux qui pensent avoir un impact sur 50 ou 100 000 personnes par leurs activités dans les réseaux sociaux.
La nature d’une société éveillée n’a plus rien à voir avec la nature de notre société matérialiste du début de 21ème siècle. Les petites phrases de chacun des siddhis du Spectre de la conscience illustrent clairement la nature du monde auquel nous pouvons aspirer en élevant notre niveau de conscience, et en atteignant un état d’être qui transcende toutes les activités mondaines.
5 janvier-2023, Chiang Mai
5 décembre 2014
Histoire et fiction
Si, comme le suggère Murakami, la mémoire est une sorte de fiction, et la fiction une forme de mémoire, notre histoire et celle du monde ne sont que des imaginaires, et en même temps, tous nos imaginaires ne sont que mémoires… Dans cette vaste illusion, où pourrait se cacher l’ombre d’une réalité ? (Cf. Haruki Murakami, The Elephant Vanishes.)
Quand on voit la guerre, des massacres, des catastrophes dans un film, on dit « c’est un beau film », et quand on voit les mêmes images aux informations télévisées, on dit « c’est horrible ». Et pourtant, l’histoire, le souvenir d’un événement considéré comme réel est-il différent de la fiction ?
Dans un cas, les gens sont vraiment morts, dans l’autre non, c’est truqué, dira-t-on. Curieusement, la même scène est belle ou horrible, selon qu’on nous dit qu’elle est vraie ou non. Mais comment peut-on savoir si les reportages de certains événements ne sont pas aussi truqués, des montages ? La technologie permet de nos jours de faire n’importe quoi. Ou s’ils ne sont pas sortis de leur contexte pour donner une vision générale d’un événement particulier qui ne la représente pas…
23 avril 2016, Chiang Mai
21 novembre 2024
Vie saine, écologique et éthique
Une question que je me suis posée lors des échanges avec Thierry sur le dialogue intérieur, c’est de savoir lesquelles des activités qui constitueront ma nouvelle vie sont saines, écologiques et éthiques, et dans quelle mesure, non seulement pour moi, mais pour mon environnement (les autres) et pour le monde (ou la société). Et est-ce un sujet dont il faut tenir compte pour choisir sa nouvelle vie, ou peut-on se contenter de suivre les désirs et les préférences de ses subpersonnalités ? J’ai commencé hier une enquête détaillée sur ce sujet, en faisant une liste de tout ce qui constitue ma vie, afin d’en tirer des conclusions. Ensuite, il s’agira de décider sur quels aspects de ma nouvelle vie je suis prêt, ou non, à faire des concessions. Et quelles concessions seraient acceptables ou non. Sans faire de concessions, il sera probablement difficile de continuer à vivre dans cette société, et dans ce monde. À moins de trouver un lieu de vie qui bénéficie de conditions bien particulières. Est-ce encore possible, et où ? Des conditions qu’on pourrait peut-être trouver dans une forme de communauté. On peut se demander si, dans le futur, il pourrait y avoir des sortes de refuges, des pays ou des régions où pourraient se retirer les personnes qui ne veulent plus vivre dans le système de société actuel. C’est un vaste sujet : un sujet d’écriture qui m’inspire, et pourquoi pas d’un nouveau site web.
Les trois choses qui me semblent le plus problématiques sont l’ordinateur, le téléphone portable et l’internet. Il est clair qu’elles ne sont ni saines ni écologiques ni éthiques, quel que soit le niveau auquel on les regarde. Mais elles permettent de communiquer, d’envoyer et de recevoir des messages et des informations, en dehors d’un petit groupe local qui peut communiquer en présentiel. Personnellement, j’utilise peu mon téléphone, mais j’utilise mon ordinateur pour la plupart de mes activités, et j’utilise l’internet pour les partager, c’est-à-dire pour la structure de partage que je suis en train de mettre en place et qui devrait servir de fondation à ma nouvelle vie. Donc, avant de continuer, ne devrais-je pas redistribuer les cartes de ma nouvelle vie ? Ou est-ce que ma nouvelle vie de 2022 sera une nouvelle vie temporaire, une nouvelle vie de transition, entre ma vie actuelle, et la nouvelle vie dont je rêve, qui dans l’immédiat, ne me semble pas encore très réaliste. Dans cette situation mondiale très instable et même explosive, il est difficile de faire des projets à long terme, ceux à court terme permettent de ne pas rester inactif et de faire quelque chose de plus sain que de s’inquiéter sur l’avenir.
8 novembre 2021, Chiang Mai
7 novembre 2024
L’humilité
Marlène m’écrit que l’humilité est la qualité la plus importante à ses yeux, pour accompagner la connaissance.
Moi aussi, j’aime beaucoup l’humilité, et je trouve également que c’est une des plus belles et des plus importantes des vertus, même si je ne perçois pas son rapport avec la connaissance (ne pas se vanter de ses connaissances ?).
Il n’est pas facile de définir clairement l’humilité, car il me semble qu’elle a un sens très différent selon les cultures. L’humilité que j’admire est celle dont parlent les Chinois, autant les taoïstes, quand ils parlent du wu wei, que les confucianistes, sans oublier les bouddhistes quand ils parlent du non-soi. Pour moi, ce qui représente le mieux l’humilité, c’est l’hexagramme 15 du Yi Jing et l’attitude du Chef accompli.
La culture occidentale considère l’humilité comme faiblesse, insuffisance ou infériorité, et, dans une société qui valorise le succès, la notoriété et la réussite matérielle au niveau individuel, l’humilité n’est ni admirée ni recherchée, sauf peut-être par certains religieux et mystiques chrétiens qui en font une pratique de soumission à Dieu.
L’humilité des Chinois n’est pas une attitude faible et inférieure, au contraire, c’est une grande force intérieure construite sur une retenue extérieure. Il s’agit de ne pas se vanter de ses qualités, de ne pas se mettre en avant, de ne pas initier, entreprendre ou s’exprimer en tant qu’individu séparé ou par intérêt personnel, mais de savoir répondre, énergiquement s’il le faut, aux besoins et aux demandes du tout dont on fait partie, auquel on appartient (que ce soit l’univers, la société, la communauté, le clan, la famille). Je perçois très bien cette sorte d’humilité chez Marlène, c’est l’héritage de son ascendance chinoise. Pour un pur occidental comme moi, il est plus difficile d’être humble. Mais peut-on juger de sa propre humilité ? Se considérer comme humble est déjà une forme d’orgueil. Certains considèrent que le summum de l’humilité est d’être un paillasson, je n’en suis pas sûr…
1er janvier 2017, Chiang Mai
24 octobre 2024
L'inspiration, mon blog
Quand le mental se tait – cesse ses commentaires incessants – l’inspiration surgit dans le silence du cœur. Réaction émotionnelle à une perception sensible, elle nous réjouit, nous émerveille et élève notre niveau de conscience. Dans un sentiment d’amour pour l’objet perçu, elle nous donne une nouvelle vision de la réalité.
Tout peut éveiller l’inspiration : la nature, une œuvre d’art, un poème, la sagesse, la beauté, l’amour… Les émotions bienfaisantes stimulent l’inspiration, les émotions conflictuelles – la peur, l’avidité, l’aversion, l’inquiétude, l’agitation – ont tendance à la bloquer. L’inspiration produit une vision globale, unitaire, où le sujet se fond avec les objets dans une connaissance intuitive omniprésente ; et la personne séparée se dissout dans l’infinité de l’espace et de la conscience.
L’intention de mon blog est de partager des idées, des observations, des visions qui ont inspiré ma vie… et les réflexions qu’elles ont suscitées. Son propos est de réjouir le cœur… pas de nourrir le mental ; d’inciter à regarder, écouter, comprendre, sentir… pas de réagir, analyser, juger, argumenter ; d’inspirer, pas de convaincre… mais aussi, parfois, de surprendre ou provoquer, afin que chacun s’interroge et trouve sa propre vérité. Si ces textes résonnent en vous, laissez-vous submerger par leur frémissement, afin qu’ils illuminent votre quotidien. Et partagez votre enthousiasme avec votre entourage, car l’inspiration est contagieuse.
Notre perception dépend de notre niveau de conscience, et la richesse de notre inspiration transforme notre vision du monde. Il n’est pas nécessaire d’être un peintre ou un écrivain pour inspirer autrui, car l’art suprême est la vie : l’amour de la vie. Les êtres qui vivent dans un haut niveau de conscience sont une inspiration constante pour leur entourage, même s’ils ne font rien et ne disent rien, simplement par leur présence. Cultivons cette présence, trouvons sans cesse l’inspiration de nous y maintenir ; c’est le meilleur service que nous puissions rendre à nos semblables… et au monde.
18 mai 2016, Chiang Mai
10 octobre 2024
Vivre heureux
J’ai joué ce matin au golf du Lanna. J’ai fait une bonne partie : le parcours est beau, pas trop difficile, il n’y avait personne, et j’avais une jolie cadette bien éveillée. J’ai aussi mieux joué. L’ambiance est plus simple et plus sympathique qu’au golf de Green Valley. Mes partenaires, par contre, n’étaient pas contents du tout, parce que le parcours n’est pas très bien entretenu. Je me rends compte combien la plupart des gens, et les Français en particulier, sont toujours en train de se plaindre et de critiquer. Rien n’est jamais assez bien pour eux, et finalement, ils ne sont jamais heureux.
Après, en buvant un verre, nous avons parlé de la Thaïlande et de tout ce qui ne va pas dans ce pays ; c’est sûr qu’on peut partir sur ce sujet : c’est sans fin. Daniel disait qu’il arrivait au point où il ne supportait plus rien. Alors qu’on peut simplement changer son attitude, trouver que la vie belle, contempler la chance qu’on a de vivre ici, et avoir de la gratitude. Ce n’est pas difficile, mais c’est un choix à faire : soit passer sa vie à être mécontent, soit la passer à être content. Cela ne dépend pas des conditions extérieures, de la Thaïlande ou d’un autre pays, mais de notre état intérieur : comment on décide de réagir aux conditions extérieures, et surtout à celles qu’on ne peut pas changer. Accepter les choses telles qu’elles sont : tout est là ; et voir le bon côté des choses plutôt que le mauvais.
Il fait beau, c’est vraiment merveilleux d’être ici. De mon côté, je n’ai pas à me plaindre. Le tout est d’être bien avec soi-même, de faire ce qu’on a envie de faire, d’être libre, de vivre simplement. Que veut-on de plus ? Vivre toujours en France, même s’il y faisait plus chaud, ne serait pas idéal non plus. Ici, la vie est plus calme, plus simple, sans trop de complications, et un peu à l’écart du stress du monde : c’est comme des vacances. Notre vie est notre choix : ce qu’il faut, c’est savoir ce que nous voulons, et quels sont nos buts et nos motivations ; puis déterminer ce qui nous fait du bien et ce qui nous fait du mal, et choisir.
24 novembre 1999, Chiang Mai